I can’t forget, 2001
Le travail existe sous deux formes: une série limitée sérigraphiée
au format mondial, et une série illimitée, distribuée gratuitement
dans les lieux d’exposition et utilisée pour des campagnes d'affichage.
Les affiches présentent la séquence génétique complète
du virus de la variole composée de 185578 « lettres». Les
mots « still life » sont imprimés comme une peau sur la séquence,
laissant cette dernière visible en transparence.
La variole a tué plus de cent millions de personnes au cours de l'histoire.
Aucun traitement n'existe contre ce virus, le seul remède est la vaccination.
Selon l'OMS, la maladie est éradiquée depuis la fin des années
septante. Seules deux souches du virus subsistent dans des laboratoires militaires,
l’un en Russie et l’autre aux Etats-Unis. Sa séquence ADN
est toutefois en libre accès via internet et les bibliothèques
spécialisées du monde entier. Au vu de l’évolution
technologique, l’accès à cette information pourrait permettre
la réactivation du virus. « I can’t forget, but I don’t
remember what », Léonard Cohen.
|